Et si Nuits sonores poussait l’éveil un peu plus loin ?
Nuits Sonores a 10 ans. 10 ans que les puristes du monde entier viennent à Lyon comme l’on vient en pèlerinage au Sonar à Barcelone (référence en la matière), ce qui a permis parfois de nouer de belles amitiés aux 4 coins du globe.
10 ans aussi que les Lyonnais moins férues de cultures indépendantes au départ, découvrent peu à peu cet univers. D’années en années les projets se sont étoffés. Ouvrant au grand public un univers parfois méconnu jusqu’alors, le festival s’est peu à peu démocratisé sans pour autant perdre sa programmation pointue et éclectique.
En 2010, Vincent Carry (président d’Arty Farty – organisateur du Festival) annonçait sa volonté d’ouvrir une après-midi aux enfants. Un beau projet que Laurent Garnier père des musiques électroniques en France avait tenu a assurer.
Le Festival pourrait-il aller plus loin pourtant ? L’an dernier on apprenait qu’Echo Sonores (soirées organisées tout au long de l’année, chargées d’assurer la continuité entre les festivals) s’arrêtait. Une longue aventure prenait fin… rendant ouvert un angle de tir pour en voir naître d’autres ?
Et pourquoi pas un projet culturel plus durable visant à faire passer l’esprit des cultures indépendantes aux enfants ? Et pas uniquement durant « Mini Sonores » qui propose déjà des animations et des jeux ludiques et d’éveils pour les bambins durant les cinq jours du festival, laps de temps bien trop court…
Et faire ça toute l’année alors ? Par des interventions dans les écoles, une fois par mois ou par trimestre ? Par la découverte de courant musicaux allant par exemple du Jazz à la New-Wave sur des supports vidéos ? Ou encore par l’ouverture d’une plateforme numérique dédiée à cela ?
On parle bien trop souvent d’accès à la culture, tout en négligeant que la culture parfois peine à se déplacer dans certains endroits.
À l’ère du numérique, tout est permis. À Nuits sonores ce nouveau défi ?













